PACTES : Particules Atmosphériques dans le
bassin minier de Provence
Caractérisation, Toxicité, Evaluation par la
Société
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Sommaire : |
Contexte et objectifs
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Localisation du territoire et des sites de mesure |
| Ce projet est porté par l'Observatoire Homme-Milieux du Bassin Minier de Provence mis en place par le CNRS en 2007. Il réunit plusieurs partenaires dont des équipes de recherche des universites d'Aix-Marseille comme :
- la caractérisation physico-chimique des PM10 et PM2.5 issues
des principales sources d’émissions
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Dispositif de mesure
Un dispositif conséquent de mesure est mis en oeuvre avec de nombreux prélevements, variables selon la taille des particules, la durée d'exposition et l'analyse chimique prévue.
Matériel : Des préleveurs spécifiques sont utilisés pour la phase particulaire, par récupération de filtres.
| Prélèveur | Durée |
| Particules sédimentables | 1 semaine |
| PM10 | 24 h |
| PM2.5 | 24 h |
| PM2.5 toxicologie | 24 h pendant 1 semaine |
| PM2.5 carbone | 2 x 72 h par site |
| impacteur en cascade |
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Les prélévements en PM10 et PM2.5 sont fait en zone urbaine, au voisinage immédiat des principaux émetteurs :
- Bouc-Bel-Air (cimenterie)
- Gardanne (usine d'alumine)
- Meyreuil (centrale thermique)
- Fuveau (trafic routier dense)
- Trets (site urbaine témoin)
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Synthèse et résultats préliminaires
Le projet PACTES BMP (Particules
Atmospheriques : Caracterisation, Toxicite, Evaluation par la Société
- dans le Bassin Minier de Provence), est méné par trois
unités Aix-Marseille Université et CNRS ( CEREGE (coordinateur),
Biogénotoxicologie-IMBE, DESMID-ESPACE ) et AirPACA
Initie par l'ANSES et l'ADEME, PACTES a vu la réalisation des premières
mesures de particules autour du bassin minier de Gardanne à l'été
2010 et début 2011. La durée de ce projet est de 3 ans.
PACTES BMP consiste en une caractérisation physico-chimique fine des
particules inhalables (PM10 et PM2.5), ainsi que des particules sédimentables,
émises par les principales sources industrielles, routières ou
résidentielles, une évaluation de leur cytotoxicité et
génotoxicité ainsi qu’une évaluation de la perception
par les populations riveraines de ces pollutions et du risque potentiel qu’elles
présentent. Il vise à apporter aux populations et aux décideurs,
une meilleure connaissance de la réalité objective et donc une
meilleure approche du risque éventuel.
Les résultats préliminaires
indiquent des teneurs en particules sur le bassin de Gardanne, influencées
par les industries locales, pouvant dépasser ou avoisiner les valeurs
limites pour ce polluant. Les épisodes de pollution aux particules en
regard de la valeur limite réglementaire (seuil de 50 µg/m3 à
ne pas dépasser plus de 35 fois dans l’année) sont plus
fréquents en hiver et plus importants spatialement, l’ensemble
du bassin d‘Aix-Gardanne étant alors concerné.
Pour les PM10, en juillet ou en janvier, le secteur ouest est toujours source
d’un peu plus de pollution, sous le vent des usines, mais cet impact des
industries est moins perceptible pour les PM2.5.
Celles-ci sont en quantité nettement plus importantes en hiver qu'en
été (en particulier en environnement urbain), ce qui trace la
contribution supplémentaire locale, en cette saison, des émissions
des chauffages domestiques et combustions diverses (écobuage, brûlages
de végétaux, …)
Dans la fraction massique des PM10 et PM2.5, de l’aluminium (essentiellement
sous forme d'oxyde ou d'hydroxyde) est retrouvé à proximité
de l'usine d'alumine, en raison de son activité de traitement de la bauxite.
Cependant, la part de cet impact industriel semble diminuer avec la taille des
particules. Le flux de calcium prédomine en proximité des autres
industries (Cimenterie et Centrale thermique).
Les résultats de génotoxicité
permettent d’identifier, au-delà de la concentration en particules
atmosphériques, les sites pour lesquels la nature et la composition des
particules ou des composés adsorbés à leur surface peut
influer en termes d’effets mutagènes. Les études sont menées
« in vitro » en laboratoire sur des cellules humaines.
Les relations entre composition chimique et réponse génotoxiques
sont à ce stade de l’analyse des hypothèses de travail.
Les premiers résultats semblent montrer que, la composition propre des
particules (la présence de métaux génotoxiques), mais également
les molécules adsorbées à la surface des particules (notamment
les HAP) sont à l'origine de la génotoxicité. Seule l’analyse
approfondie, actuellement en cours, de l’ensemble des données générées
par les différents partenaires permettra d’affiner les conclusions.
Si ce type d'étude ne permet en aucun cas de relier résultats
de laboratoires et impacts sanitaires directs sur les populations, il permet
cependant de définir des stratégies de prévention susceptibles
se mieux adresser la problématique des risques sanitaires liés
à l’exposition aux particules atmosphériques.
Les premiers résultats sur la
perception des riverains (issus d’entretiens et de questionnaires),
il ressort que le bassin minier est une zone considérée comme
polluée (pollution d'origine industrielle et dans une moindre mesure
liée au trafic routier), avec des apports extérieurs importants
(zone de Fos-Berre) et une influence du climat (plus forte pollution en été).
Fumées et odeurs (surtout à Gardanne) sont considérées
comme des marqueurs de pollution.
La perception est différente selon les lieux : Trets n’est pas
considéré comme une ville particulièrement polluée.
A Gardanne, la pollution perçue est la poussière rouge sur les
maisons, la poussière grasse sur la ville, et les « brouillards
de fumées ». A Bouc Bel Air, ce sont le trafic routier (proximité
de l'A51) et les apports de la zone Fos-Berre qui sont cités comme facteurs
dominants.
Les populations établissent un lien entre la pollution et la santé.
Elles se plaignent notamment d’une forte augmentation des allergies qu’elles
attribuent à la pollution de l’air.,. Pour s'en protéger,
les comportements suggérés sont : d’aller respirer «
l’air pur » de la montagne, ou par exemple de manger bio(l'éventuelle
contamination des production domestiques par la pollution atmosphérique
n'est pas envisagée).
Si l'état est considéré comme devant être l'acteur
principal de la lutte contre la pollution (devant les élus et les industriels),
le sentiment dominant est que les actions de ces acteurs sont faibles. Le rôle
de l'individu (de chaque habitant au quotidien) dans cette lutte est peu mis
en avant. Cela est confirmé par la faible mobilisation associative sur
les problèmes de pollution dans ce territoire (à l’exception
des riverains de la Centrale).
Les données du programme PACTES sont importantes
en quantités et toujours en cours d’analyses et d’interprétation
par filières scientifiques. Une intercomparaison et une compilation des
résultats de l’analyse par filière, des particules, de la
génotoxicité et de la perception des populations sera réalisée
en 2013. Une présentation publique aura lieu au cours du dernier trimestre
2013.







