Quelle qualité de l'air dans le Métro Marseillais ?

 

Sommaire :

Contexte et objectifs

Campagnes de mesures

Période de mesure

Polluants mesurés

Dispositif de mesure

Télécharger le rapport de mesure

Télécharger la fiche de synthèse des résultats

Contexte et objectifs

En collaboration avec la Régie des Transports de Marseille, Atmo PACA mène actuellement une étude d'évaluation de la qualité de l’air dans le Métro. L'objectif est de :

- comparer les résultats de la qualité de l'air en regard des normes en vigueur,

- identifier les sources de pollution influentes sur les teneurs en air intérieur

- proposer une stratégie de surveillance à mettre en place dans le Métro

Campagnes de mesures

Pour cette étude, deux campagnes de mesures sont programmées, une première en phase hivernale, une seconde en phase estivale.
Bien que les conditions météorologiques n'influencent pas directement les teneurs, comme c'est le cas en air ambiant (extérieur), il existe néanmoins des transferts entre extérieur et intérieur. Les deux phases de mesures permettent également une meilleure représentativité de l'activité sur l'année.

 

Période de mesure

- période hivernale : du 18 janvier au 15 février 2010,

- période estivale : du 27 mai au 7 juillet 2010,

Polluants mesurés

La phase particulaire de l’aérosol (particules, métaux, silice, dont les sources sont intérieures) est plus spécifiquement ciblée pour cette étude.

Phase particulaire

Source possibles à l’intérieur du métro

Particules en suspension de diamètre inférieure à 10 ou 2,5 microns (PM10 / PM2.5)

Circulation, freinage, usure des rames et rails
Usure des frotteurs (alimentation électrique)
Déplacements des usagers / Remise en suspension

7 Métaux lourds (Fer, Nickel, Chrome, Cadmium, Manganèse et Plomb et l’Arsenic)

Circulation, freinage, usure des rames et rails
Usure des frotteurs (alimentation électrique)

HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques)

Motrice de travaux de nuit diesel

Silice cristalline

A caractériser
Abrasion d’ouvrages en béton ou de maçonnerie (brique ou mortier). Par exemple : passage de rame sur voie en béton.

Phase gazeuse

Source possibles à l’intérieur du métro

Oxydes d’azote (NOX, NO, NO2)

Motrice de travaux de nuit diesel

Monoxyde de carbone (CO)

Motrice de travaux de nuit diesel ?

BTEX (Benzène/ Toluène / Ethylbenzène / Xylènes)

Fumée de tabac, matériaux de construction, peintures, vernis, produits de travaux. Motrice de travaux de nuit diesel

Paramètres de confort pour la qualification du renouvellement de l’air dans les locaux

CO2 (dioxyde de carbone) / Hygrométrie / Température

Dispositif de mesure

Trois stations de métro sont équipées d’un dispositif conséquent : Saint Charles, Castellane (ligne 1 et ligne 2). Ces stations ont été choisies en raison de leur fréquentation.

Matériel :

Pendant la période de la campagne, des analyseurs automatiques suivent de façon continue (tous les ¼ d’heure) et en temps réel, l’évolution de plusieurs polluants : particules en suspension inférieures à 10µm, dioxyde d’azote et monoxyde de carbone.
Des préleveurs spécifiques viennent compléter le dispositif pour la phase particulaire, par récupération de filtres.

Saint Charles, Quai central – 1 mois hiver / 1 mois été

 

Castellane métro 1 et 2 – 15 jours hiver / 15 jours été


Deux rames sont également équipées de capteurs (tubes passifs et actifs), pour évaluer l'exposition des personnes.

Matériel :

les échantillonneurs passifs pour le dioxyde d’azote et le benzène sont installés à l’intérieur des rames et aux niveaux supérieurs des stations. L’exposition de ces « tubes » est de 7 jours renouvelée 3 fois sur chacun des mois de campagnes.

 

 

Règlementation

La circulaire DGS/SD 7B n° 2003-314 du 30 juin 2003 du ministère de la santé confie à l’exploitant (RTM) la surveillance des enceintes ferroviaires (métro) afin d’évaluer l’exposition des usagers.

Aucune autre réglementation n’est en vigueur actuellement

Une note du Ministère de l’Environnement (MEEDDAT), datée de janvier 2008, propose la participation des AASQA, pour évaluer la qualité de l’air des lieux clos ouverts au public, en accord avec les exploitants de ces lieux (enceintes ferroviaires, aéroports, gares, tunnels, écoles, crèches, piscines, gymnases, parkings, centres commerciaux, etc.). Il s’agit notamment de disposer d’un lieu d’information privilégié sur la qualité de l’air intérieur des lieux clos ouverts au public.


Les travaux du Groupe de travail scenarii de la Fédération Atmo identifient la surveillance des métros comme l’une de ses priorités.